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Publié : 1er février 2012

comment déterminer les chenilles

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Le moyen le plus sûr est de voir quel papillon donne cette chenille. Si la chenille est dans son jardin, on surveille le développement, on attend la nymphose et on prélève la chrysalide pour la mettre dans une cage où aucun prédateur ne pourra l’atteindre. C’est assez aléatoire car la chenille peut se faire manger par un oiseau, parasiter par une guêpe ou s’enfouir sous terre pour se transformer, et nos observations s’arrêteront là !

On peut aussi mettre un manchon de gaze autour du végétal qui sert de nourriture à la chenille pour la protéger des prédateurs pendant toute la durée de son développement, en souhaitant que la nymphose ne doive pas se faire sous terre !

Si on prélève les chenilles pour les élever, il faut réunir deux conditions : d’une part avoir bien observé ce qu’elle mangeait et pouvoir lui fournir ce végétal tant qu’elle devra manger ; d’autre part, pouvoir relâcher le papillon dans le milieu où on a pris la chenille, si on obtient l’éclosion.

Si on veut essayer de déterminer la chenille sans voir le papillon qu’elle donnera, il faut une bonne documentation.

Il existe un seul guide grand public mais il n’est pas très pratique :

Guide des chenilles d’Europe

édition française 1988 chez Delachaux et Niestlé

Pour moi, les dessins sont trop petits et manquent de détails et les chenilles sont soit vues par-dessus, soit sur le côté et, quand vous voulez comparer avec une photo, vous n’avez jamais le bon angle ! D’autre part, il n’y a pas de clé de détermination et les chenilles sont rangées en fonction de leur plante-hôte et non par type morphologique.

Dans le livre suivant, on trouve un essai de classement des chenilles par type morphologique :

Papillons et chenilles

de Thomas Ruckstuhl

première édition 1994

édition française 1997 chez Nathan

Le classement des chenilles proposé est pratique et il permet de ranger les photos :

Chenilles glabres ou ayant très peu de soies

  • Hétérocères : Géomètres, beaucoup de Noctuelles (voir le Trapèze (2)), la plupart des xylophages et aussi les chenilles de Sphinx à la peau granuleuse, reconnaissables à la « corne » (scolus) sur le 8ème segment abdominal.
  • Rhopalocères : les chenilles du Machaon et du Flambé qui peuvent exhiber une sorte de fourche située au niveau du thorax et qui dégage une odeur âcre (l’osmatorium) ; celles du Procris, du grand Nègre des bois...

Chenilles avec une pilosité abondante mais rase

  • Hétérocères : peu d’espèces ; certaines de forme cylindrique, couleur grise, mimétiques de branchettes : les Lichénées
  • Rhopalocères : la plupart des espèces
    - Forme cylindrique et couleur verte : les Piérides
    - Forme aplatie et ovale : les Théclas (voir le document joint (1))
    - Forme cylindrique, couleur noire et taches jaunes : les Apolllons

Chenilles très velues à soies bien visibles

  • Hétérocères : très nombreux cas comme les Écailles, les Bombyx, certaines Noctuelles, les Lymantrides :voir l’Étoilée et le Bombyx du saule (3)
  • Rhopalocères : très rares, comme le Gazé Les soies sont un moyen de défense contre certains prédateurs comme les oiseaux (il parait cependant que le Coucou ne les craint pas) ; certaines peuvent être urticantes comme celles de chenilles processionnaires et celles des culs bruns, il faut donc se méfier (mains, yeux).

Chenilles à tubercules et épines

  • Hétérocères
  • Rhopalocères : très nombreux comme les Mélitées et Damiers ; Vanesses ; Nacrés…

Sur le site des papillons en Poitou-Charentes, il y a un tableau avec les caractéristiques générales des chenilles de chaque famille de papillons.


Sur un site italien écrit en anglais, on a des photos des espèces de papillons avec souvent la chenille et la chrysalide.


Documents joints