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Publié : 10 janvier 2017

Araniella cucurbitina et les épeires concombres

Le genre Araniella comprend six espèces très proches désignées en français sous le terme d’épeires concombres ; ce nom est en relation avec leur couleur dominante, le vert (vert-jaune) de leur abdomen ovoïde et le nom latin de l’espèce la plus commune, Araniella cucurbitina.
Araniella sp. - aout 2016 - Araches (74) photo Françoise Drouard
Ces araignées ont assez souvent une petite tache rouge à l’extrémité de l’abdomen, au-dessus des filières. Dans la moitié antérieure de l’abdomen, on voit deux paires de points noirs qui correspondent aux sigilles (attaches musculaires) ; dans la moitié postérieure, il y a d’autres paires de points noirs sur les côtés et, dans la revue La Hulotte, les espèces sont distinguées par le nombre de paires de points (0 : inconspicua  ; 2 : alpina  ; 3 : displicata  ; 4 : cucurbitina), mais il semble que ce nombre ne soit pas suffisamment fixe pour pouvoir servir à une détermination sérieuse. Le céphalothorax est brun roussâtre, comme les pattes qui ont des épines noires.
Araniella sp. mâle - juin 2013 (39) photo Claudie Desjacquot
Les mâles ont un abdomen plus petit que celui des femelles et un céphalothorax relativement plus large, de couleur rougeâtre, avec une bande noire latérale ; leurs fémurs sont rougis et bien annelés. Les juvéniles sont rouges quand ils naissent en automne ; au cours des mues successives, ils deviennent bruns puis verts au printemps.
Les épeires concombres sont de petite taille (en général de 4 à 6-8 mm environ) et elles construisent une petite toile de chasse dans les arbustes, souvent au creux d’une feuille. La toile est régulière mais rarement parfaitement orbiculaire, souvent excentrée. L’araignée se tient dessous et montre sa face ventrale. On les trouve en lisière de bois, dans les prairies avec arbustes…
Araniella sp. femelle avec son cocon - juin 2008 - Champtercier (04) photo Françoise Drouard
Le cocon ovigère est typique car il est recouvert d’une couche épaisse et très aérée de soie spumeuse, d’un jaune plus ou moins doré. Cette épaisseur de soie est considérée comme un avantage évolutif car elle empêche les guêpes parasites de pondre leurs œufs dans le cocon, leur tarière étant plus courte que la couche de soie. La femelle garde ce cocon un certain temps, avant de mourir. Les cocons tombent au sol avec les feuilles mortes, en hiver. Les jeunes sortent au printemps. Les araignées juvéniles n’échappent pas nécessairement aux ectoparasites comme on peut le voir sur une photo p.185 du livre Arachna.

Araniella alpica - aout 2008 - Araches (74) photo Françoise Drouard
L’espèce Araniella alpica ou épeire alpine se reconnait bien aux quatre taches claires en carré sur le fond vert plus foncé de la bande allant du pli épigastrique aux filières, taches qui sont absentes chez les autres espèces.

Les autres espèces sont quasi impossibles à distinguer les unes des autres, sans le recours à l’examen des pièces génitales : certaines se ressemblent beaucoup comme Araniella cucurbitina (Épeire concombre), Araniella insconspicua (Épeire anodine), Araniella opisthographa et Araniella proxima.
On peut trouver qu’Araniella displicata (Épeire dépliée) est suffisamment particulière, la femelle ayant un folium rouge orangé sur l’abdomen et un céphalothorax rouge. De plus, elle est souvent plus grande que les autres espèces du genre, pouvant atteindre 11 mm de long, et elle est typique des pins. Mais on peut cependant la confondre avec les juvéniles des autres espèces qui sont plutôt rouges…

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