Vous êtes ici : Accueil > les araignées > araignées - les fiches par espèce > Aculepeira ceropegia, l’épeire feuille-de-chêne et les autres Aculepeira
Publié : 19 août 2014

Aculepeira ceropegia, l’épeire feuille-de-chêne et les autres Aculepeira

Les araignées appartenant au genre Aculepeira sont, en France, des araignées de taille moyenne à toile de chasse géométrique orbiculaire (famille des Araneidae). De par le monde, le genre Aculepeira est représenté en Europe, sur le continent américain et en Asie.

L’espèce la plus répandue, et commune en particulier dans les prairies de montagne, sèches ou humides, est Aculepeira ceropegia (Walckenaer, 1802). C’est une araignée qu’on nomme l’épeire feuille-de-chêne, eu égard au folium en forme de feuille de chêne allongée qu’on voit sur son abdomen. Les côtés de l’abdomen sont couverts d’un réseau noir ou brun sur un fond blanchâtre ou jaunâtre.

Au-dessus de 2000 m, dans les chaos rocheux, on trouve la toile d’Aculepeira carbonaria (L. Koch, 1869). Mais A. ceropegia peut aussi monter jusqu’à 3000 m.
Les différences dans l’installation de la toile sont les suivantes : -* dans les hautes herbes pour A. ceropegia ;-* entre deux rochers pour A. carbonaria)
Les différences de couleur sont les suivantes :-* A. ceropegia, plutôt claire, avec un folium moyen ;-* A. carbonaria, très noire avec un folium plus large. Dans le Sud, on trouve une troisième espèce d’Aculepeira plus petite et beaucoup plus colorée, souvent rouge ou brune, avec un folium nettement doublé de noir : Aculepeira armida (Audoin, 1826).

Voici les trois Aculepeira :

Reprenons les caractéristiques de la plus commune, Aculepeira ceropegia :

  • Contrairement aux autres épeires de la famille des Araneidae, elle n’a pas un abdomen circulaire mais ovale et assez pointu à l’extrémité (ce que traduit le préfixe acul- de son nom : aculeatus= pointu en latin).
  • Contrairement aussi à la plupart des autres épeires qui généralement se cachent à la vue quand elles ne sont pas au milieu de leur toile, l’épeire feuille-de-chêne aime prendre le soleil dans une cupule de soie en haut de sa toile où elle est généralement recroquevillée. On connait une autre araignée de la même famille qui pratique aussi ces longues phases de repos sur la végétation, c’est Agalenatea redii ; mais cette dernière a des couleurs qui la camouflent très bien, alors que le dessus de l’abdomen de l’épeire feuille-de-chêne attire l’œil.
  • Comme beaucoup d’autres épeires, les proies qui se prennent dans la toile de chasse avertissent la propriétaire de leur présence par leurs mouvements frénétiques ; les vibrations sont transmises par un fil tendu, toujours en contact avec les poils sensoriels d’une des pattes de l’araignée, même si elle est dans son hamac. Elle se déplace vers la proie et l’emballe dans de la soie, avant de la déguster.
  • Comme pour beaucoup d’araignées, la période adulte de reproduction se situe au printemps et en été. La dispersion des jeunes se fait par la voie aérienne (en anglais, ballooning), chaque petite araignée se faisant emporter par le vent qui entraine le fil que chacune a laissé filer. L’hiver est passé en diapause par les petites araignées qui reprennent leur développement au printemps.

Documents joints