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Publié : 14 août 2014

Agalenatea redii, l’Epeire de velours

L’Épeire de velours, Agalenatea redii (Scopoli, 1763), est une petite araignée à toile de chasse régulière orbiculaire (famille des Araneidae) qu’on trouve surtout au printemps, et en été, dans la végétation basse, au soleil. Bien que présente dans toute la France (et dans toute la zone paléarctique au niveau mondial), elle est surtout très commune dans le Sud. Cependant, on ne la voit pas si facilement, pour plusieurs raisons :

  • D’abord, sa toile est dans la végétation basse, en général à moins d’1 m du sol (mais j’ai trouvé des toiles à hauteur d’homme, en particulier sur des panneaux routiers) ;
  • Ensuite, elle est plus souvent camouflée dans la végétation qu’au milieu de sa toile. Au début du printemps, elle prend comme support des plantes qui sortent de l’hiver et qui sont sèches, ce qui s’accorde bien avec sa robe brun-gris. Elle se confond avec la végétation où elle se tient quand elle n’a pas tissé de toile. Quand la toile est présente, elle est souvent en haut de sa toile, dans la plante sur laquelle sa toile est attachée, ou dans une sorte de cupule de soie qu’elle a tissée pour l’utiliser comme un hamac, au soleil (une autre araignée est bien connue pour faire de même : c’est Aculepeira ceropegia, mais on ne risque pas de les confondre).
    La toile est suspendue verticalement ; elle compte de nombreux rayons et, au centre, le moyeu est souvent renforcé par de la soie blanche, comme celle du hamac.

Quand on l’a vue une fois, on se rend compte qu’elle est abondante, au moins dans le Sud. Mais, on constate aussi qu’elle est polymorphe, au moins en ce qui concerne la décoration du dessus de l’abdomen. D’une manière générale, elle est petite (7 mm maximum) avec un céphalothorax couvert de longs poils blancs (son nom français d’épeire de velours souligne le fait qu’elle est très velue) ; l’abdomen est plus ou moins circulaire et aplati, décoré d’un folium variable (voir la fiche et les dessins de Pierre Déom dans le numéro 73 de la revue la hulotte sur les araignées à toiles géométriques). Généralement, comme certaines épeires, elle est recroquevillée, pattes épineuses repliées contre le corps, ce qui cache en partie le céphalothorax.
Le mâle est peu différent de la femelle ; l’abdomen est cependant plus mince et triangulaire.

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