Publié : 22 juin 2014

l’Argus frêle

L’Argus frêle (Cupido minimus) est un petit papillon qu’on voit çà et là en France, même s’il semble décliner à certains endroits, et dans une grande partie de l’Europe. Il pond le plus souvent sur l’Anthyllide vulnéraire (Anthyllis vulneraria), et éventuellement sur d’autres légumineuses (Fabacae), qui poussent dans les prairies calcicoles et les pelouses, jusqu’à 2600 m d’altitude.

Dans les régions à climat favorable, il peut y avoir deux générations entre mai et septembre, mais, en montagne comme en climat chaud, il n’y en a qu’une (été ou printemps).
L’Argus frêle est une espèce territoriale et, d’après une étude récente (Baguette et al, 2000), il ne se déplace que de quelques centaines de mètres au plus de son lieu de naissance. Il semble appartenir au petit groupe des papillons qui se rapprochent du type primitif : l’adulte aspire le nectar d’une plante et, ce faisant, la pollinise ; il pond sur cette plante et la chenille se développe sur cette même plante. Cette territorialité explique qu’on trouve l’espèce à certains endroits mais pas à d’autres et que la destruction du microhabitat qu’il occupait fait disparaitre l’espèce de l’endroit considéré.

Au point de vue morphologique, c’est en principe le Rhopalocère le plus petit avec une aile antérieure longue d’1 cm environ. Les Lycènes qui lui ressemblent et avec lesquels on peut le confondre (C. osiris, C . alcetas et Cyaniris semiargus) sont généralement un peu plus grands.

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